du 6 janvier au 21 février 2026
Ce qui se trame
Exposition de François Daireaux, Jeanne Vicerial et Olivier Pasquiers

Réalisée avec le concours du Département de la Seine-Saint-Denis et sa Collection départementale d’art contemporain, le fil de l’exposition dévoile différentes manières de structurer les matières physiques ou virtuelles. Entre tricotissage, tramage et signes graphiques, les œuvres de Jeanne Vicerial, Olivier Pasquiers et François Daireaux mettent en perspective leurs propres ossatures.
Ce que je vois
de François Daireaux, 2015
Le corps d’une femme de dos oscille dans un interminable va et vient de droite à gauche, en face d’un paysage abstrait. Horizon imaginaire ou tissu qui défile devant les yeux d’une ouvrière ? Ce que je vois, réalisé en Chine à Haining, ville ouvrière qui compte plus de huit mille fabriques textiles, trouble la représentation du travail entre geste poétique et manifeste politique
François Daireaux qui n’a de cesse de prendre le pouls du monde, ses battements, pressions et pulsations, ses cadences, ses arythmies, ses moments de pause, ses silences et ses vacarmes. Il creuse et sculpte les couches du réel, obsédé par le geste et les transformations qu’il opère tant dans la matière que dans l’espace social.
Écorcé n°1
de Jeanne Vicerial, 2022
Ecorcé.es : Espèce en voie de développement, ensemble d’individus alliant le monde végétal et animal, vivants ou fossiles, à la fois semblables par leurs formes adultes et embryonnaires et par leur génotype, vivant au contact les uns des autres, s’accouplant exclusivement les uns aux autres et demeurant indéfiniment féconds entre elles et eux. Le tricotissage Écorcé n°1 est une ode à la mutation sous toutes ses facettes.
Jeanne Vicerial tente de capturer la mue qui précède la (re)naissance d’êtres inclassables, ces nymphes surnaturelles, mi-végétales, mi-animales. « Notre environnement regorge de ces métamorphoses » explique-t-elle, « devant mes yeux, mon fil se transforme en cocon, duquel émerge une sculpture. Tout est transformation. »
Zone orange, jour 84, Les Lilas, Juin 2020
de Olivier Pasquiers, 2020
Olivier Pasquiers travaille à distance respectueuse des personnes et des situations qu’elles vivent, affirmant que photographier est une façon d’être parmi les hommes et les femmes, de les regarder, de les écouter, de les attendre, de s’approcher, de les saluer, et de n’avoir plus qu’à tenter de traduire cette confiance en fragments, en regards.
Zone orange, jour 84, Les Lilas, Juin 2020 a été réalisée durant le temps qui a suivit la fin du confinement, temps où la distanciation sociale s’installe pour devenir norme. Elle offre aux regards une série de portraits tramés par une feuille de plastique-bulles fixée en lieu et place d’une porte, séparant les modèles du photographe.
Entrée libre
Visite commentée sur rendez-vous
Ouvert du mardi au vendredi de 13 h à 20 h, le samedi de 10 h à 18 h.
Fermé le lundi, le dimanche et les jours fériés.